...............Je suppose que je devrais vous parler un peu de moi et la raison pour laquelle je fais ce blog à un moment ou un autre, mais j'ignore à la fois qui je suis et pourquoi j'écris ces quelques articles, probablement dans l'espoir insencé d'être comprise... Ce que je vais vous livrer ici, je ne l'ai jamais avoué à personne. Certains me connaisent, pensent me comprendre, mais jamais complétement. Souvent, écrasée par un voile de mélancolie, mes larmes ne veulent plus couler, trop épaisses pour échaper à mes yeux gonflés, mon coeur est meurtri, mon ame est brisée. Lorsque j'ai brulé les ailles de l'enfance, j'ai perdu mes rires et ma joie de vivre, mais j'ai gagné la mélancolie, je me suis faite avoir. J'ai aussi gagné le sexe et la décadence, triste échapatoire. Je ne reste qu'une enfant, mal adaptée à une société trop formatée, trop carrée et trop organisée. Je veux faire ma vie, je veux réussir, mais quand je vois l'avenir noir qui s'offre à moi, j'ai du mal à garder espoir. Je devrais surement me battre mais je n'en ai pas la force, derrière l'illusion d'assurance que je dégage, je ne suis qu'une enfant brisée, qui réfléchie peut-être trop ou pas comme il faut et qui n'arrive pas à trouver sa place, une gosse qui à juste envie de crier : " Je veux pas devenir un sale petit robot, je veux pas voter Sarko, je veux pas croire naivement les médias, je veux pas, je veux pas, je veux pas !".Je ne suis qu'une gamine paumée je vous l'ai dit, je crois que l'espoir et le rêve ne sont plus d'actualitée ici bas. J'aimerais partir, juste m'en aller, loin, loin, loin... fuir ce monde de fou...
...............Je m'évade pour de brefs moments, mais jamais pour toujours, il m'arrive de fumer, beaucoup trop fumer, beaucoup trop boire, de m'écrouler par terre, mon coeur s'emballe et j'étouffe, une partie de moi espère ne jamais se reiveiller, j'ai honte mais je ne suis plus qu'un déchet. Je me fais baiser, encore et encore, dans un jardin ou dans une tente lors d'une soirée trop arrosée, je sens leur sexe en moi, je sens leur plaisir et j'ai l'impression d'exister, mais bien vite je ne deviens qu'une souillure, qu'une trainée, rien. Je ne veux pas recommencer, mais je bois trop, je fume trop et je n'ai plus aucune volontée.Je m'entaille les bras comme une malade, j'ai mal mais jamais assez, je me frappe de toute mes forces, je sens mes mains contre mon visage, mes points contre mon ventre, puis je m'éffondre.. vous l'aurez compris je suis pitoyable.
...............Innutile alors de vous en dire plus. Pas tout de suite.
...............[ Prenez ceci comme une confession, comme un aveu desespéré ou bien comme un appel au secour. ]